Patrimoine d’Aytré

Au beau milieu de la place des Charmilles, un gigantesque cheval navire est échoué sur un courant d’eau, parmi les pieux de barrages, grumes et madriers. Le Cheval d’Aytré est l’œuvre du sculpteur Christian Renonciat et sa réalisation date de 1989.

Pour sa conception, l’artiste s’est inspiré de la mythologie du cheval, mais aussi de l’imaginaire côtier. Ainsi, depuis les temps les plus anciens, les habitants des bords de mer ont assimilé l’écume de la vague au cheval galopant vers le rivage. A Aytré, la légende de la bête Rô nous apprend que c’est la mer qui porte la délivrance aux habitants. Terrorisés par le monstre, elle nous précise aussi la forme de cette délivrance : “… mais un jour la marée haute amena une barque montée par sept héros… “. Cette image est à rapprocher de celle des bateaux vikings, les fameux snekkiars. Les guerriers, avant d’aborder la côte et de se lancer au combat, accrochaient à la proue des têtes de chevaux ou de dragons.

Du cheval d’Aytré au cheval de Troie :

Si on lit le texte d’Homère, on découvre bien autre chose qu’un simple jeu de mots. Par son récit même, le cheval de Troie peut aussi bien s’appeler “le cheval d’Atrée”. En effet, Atrée est le nom de l’illustre famille qui règne alors sur Mycènes. Atrée, ou les Atrides, dont sont issus Ménélas, le mari trompé d’Hélène, prétexte à la guerre de Troie, et son frère Agamemnon, commandant de l’armée grecque qui assiège Troie, eux-mêmes fils du terrible Atrée, premier du nom. C’est Épéios, porteur de la maison d’Atrée, qui est l’inventeur du cheval de Troie, et non pas Ulysse comme on le croit souvent.

Christian Renonciat nous fait remarquer que le cheval de Troie est rarement représenté sous une belle forme dans l’histoire de l’art. Dans les peintures, il apparaît souvent sous la forme d’un simple tonneau à roulettes. Depuis longtemps, il rêvait d’en faire une belle représentation. C’est aujourd’hui chose accomplie : le cheval de Troie est revenu à Atrée.

Les Charmilles étaient d’élégantes propriétés, elles deviendront hôtel de ville en 1947.

C’est une chaîne traditionnelle de succession d’édifices : une première église vers 900-1000, une deuxième aux XIIème et XIIIème siècles, une troisième bâtie pendant la guerre de Cent Ans (par les Anglais qui l’auraient fortifiée), une quatrième après les guerres de religion. L’Église actuelle serait un remaniement assez profond de la quatrième sous le 2nd Empire.

La fouille de la ferme gallo-romaine de Bongraine a eu lieu à l’automne 2004 sur une surface d’environ 2 hectares. L’archéologie a mis à jour une grande partie d’un domaine agricole où l’on produisait surtout du vin. La villa (terme latin pour « la ferme ») a fonctionné entre le 1er et le 5ème siècle de notre ère. La viticulture était la première source de revenu de ce domaine.

Un domaine bien organisé
Le quotidien de cette villa était associé à :

  • élevage d’animaux domestiques (alimentation et aux travaux des champs)
  • la chasse de la faune sauvage (un loisir plus qu’à une nécessité alimentaire)
  • l’activité bouchère
  • au travail de l’os et des métaux ou encore d’objets de parure (broches, pendentifs)
  • la poterie (vaisselle en céramique)
  • l’activité thermale.

Les infrastructures de ces dernières permettaient aux baigneurs de passer de la salle chaude au bain froid. Le choc thermique obtenu était très recherché pour ses vertus médicales, mais surtout pour se détendre !

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