Accès aux cimetières à la Toussaint

Toussaint… et du bon usage des cimetières

Avec ces jours de souvenir, les familles vont affluer vers les cimetières. A Aytré, on aimerait que ce flux soit le moins possible motorisé. La Ville encourage à se garer à l’extérieur et à franchir le portail à pied. Pour des raisons de silence qui sied mieux au recueillement, et parce que trop de dégâts sont signalés chaque année sur les sépultures en raison de manœuvres maladroites des voitures.

Tant que nous sommes debout, allons-y sur nos jambes !

Ouverture des cimetières de 9h à 18h toute l’année.

Lorsque l’écroulement ou la disparition totale d’un monument est constaté, lorsque l’affichage régulier sur la sépulture concernée et à l’entrée du cimetière n’a donné aucune suite, l’abandon peut être prononcé. La Ville a procédé à un premier recensement dans son ancien cimetière, rue de la Gare, en 2017. Au terme de trois années, un nouveau constat a été dressé : 93 concessions représentant 112 emplacements sont clairement abandonnées depuis plus de trente ans et vont pouvoir être majoritairement réutilisées. Un fait important lorsqu’on sait qu’une commune doit disposer de 5 fois plus d’emplacements qu’elle ne compte d’inhumations annuelles. Pour 75 en moyenne, Aytré devrait pouvoir “offrir” 375 places. Or il n’en reste que 315 au nouveau cimetière créé en 1981.

Des travaux ont débuté dans l’ancien cimetière en octobre afin de récupérer les “tombés dans l’oubli”.

Après ouverture des caveaux, les restes (identifiés ou référencés) sont placés dans un reliquaire et déposés à l’ossuaire communal. Les emplacements sont ensuite remis en état. Montant de l’opération : 70 000 euros.

Il y aura trois tranches de travaux de ce type visant la reprise de 300 concessions et une reconfiguration partielle du cimetière. Une nécessité et un devoir de respect dans ce lieu contemporain du siège de La Rochelle où l’on finit par fouler certaines tombes délaissées. La plus ancienne, parmi celles reprises, datait de 1866.


Reprenons le mot de Gilles Clément, “Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité”, dont le premier cimetière naturel de France, à Niort, a fait son épigraphe. Aytré veut suivre l’exemple et deviendrait, à notre connaissance, le seul du genre en Charente-Maritime.

Ecologique, sans impact sur l’environnement, respectueux de la personne, de la vie, de la mort. Car il ne faut pas se leurrer, un enterrement “classique”, avec ce que contient une sépulture de plastique, béton, plomb, mercure, produits d’embaumement, bois vernis, ce n’est pas rien en terme de toxicité, de conséquences sur le sol et au-dessus -une crémation aussi dégage ses gaz toxiques et gaz à effet de serre- et des coûts !

Quelque 2000 m2 vont donc être réservés à ce “jardin des défunts” dans le nouveau cimetière rue Hélène-Boucher.

Le 22 septembre, une réunion avec le maire a permis de relancer un projet esquissé en 2016. Déjà les équipes municipales travaillent au dessin, à l’implantation d’arbres et d’une barrière végétale pour “éloigner” la rocade. Ici on ira se faire inhumer naturellement, dans un cercueil en carton ou bois non traité, dans du linge biodégradable, au contact direct de la terre, pour réduire sur elle notre empreinte, ainsi que la facture aux familles. Une pierre naturelle suffira à tailler un petit pupitre porteur du nom, des dates, d’une épitaphe. Un Paradis vert !