Abattage d’arbres, mieux vaut prévenir…

La Ville procède à des abattages préventifs d’arbres menaçant la sécurité des aytrésiens. Un document de diagnostic permet de suivre les sujets en bonne santé, malades, ou condamnés.

On peut regretter que tel arbre auprès duquel on vivait heureux soit un jour passé aux dents de la tronçonneuse, on peut céder à l’émotion, à la colère, mais il faut bien entendre qu’un arbre comme un être humain contient sa propre finitude. Un jour, il doit tomber. Concernant un frêne ou un marronnier de 20 mètres, autant ne pas attendre qu’il tombe sur un groupe d’enfants ou des promeneurs ! C’est pourtant bien ce qui aurait pu se produire si tel arbre de l’école des Cèdres n’avait eu la bonté de s’effondrer une nuit de septembre, tant que personne ne jouait dans la cour.

Rongé par les capricornes, c’est ainsi qu’il a fini sa vie. Partant du bon principe qu’il vaut mieux prévenir que guérir, les Services Techniques, après inspection des parcs et des écoles, ont dressé un tableau visant au recensement et au diagnostic de l’état sanitaire et mécanique des arbres en divers sites de la commune. Ce tableau participe désormais à la prise de décision pour la mise en sécurité de ces sites : sujet sain, sujet à surveiller et sujet à abattre.

L’urgence absolue a été réalisée en 2019. Une entreprise spécialisée a été missionnée pour abattre deux sujets à l’école des Cèdres, deux au parc des Cèdres, un autre au parc Lebon.

32 spécimens d’essences différentes (acacia, amandiers, prunier, tilleul, arbre de Judée, catalpa, néflier, pin, érable, frêne, orme) sont encore appelés sur la liste des condamnés. En attendant d’être abattus, et afin de préserver les usagers, chacun recevra un petit panonceau signalant sa potentielle dangerosité.

Soulignons que la Ville, contrainte à l’abattage, mène aussi une politique très dynamique de replantation. Celle-ci est à l’étude concernant les sites où des sujets ont été enlevés.